Archives de catégorie : L’Eglise au féminin

Les femmes de la Bible 1.


Myriam, la prophétesse

Dans la Bible, sœur d’Aaron et de Moïse, fille d’Amram et de Yokebed.

Son nom

Comme un puzzle, son nom rassemble plusieurs sens qui correspondent aux différentes manières de présenter ce personnage féminin. Lu du côté de l’hébreu, il signifierait : (‘mar) amer, de goût ou de parfum, (‘mrr), lointaine racine sémitique du terme latin ‘murra (contient l’idée d’amertume, une des composantes de l’odeur de cette plante qui suinte une résine parfumée, et qui est très présente dans le Cantique des cantiques). Et son autre partie : (‘yam), la mer.

Ou encore (’meri) c’est-à-dire rébellion. D’où cette forme d’esprit que Miryam manifesta, à plusieurs reprises, selon le midrash. Ou encore à partir de l’égyptien ancien :’mrit’, ‘aimée’. Nom qui annonce et récapitule son histoire. La vocalisation araméenne Mariam a donné le grec Maria, d’où le français Marie.

Sa situation dans la Bible

On trouve sa trace dans les livres de l’Exode (Ex.15. 20-21) ; des Nombres (Nb.12,-15;

20, 1) ; de Michée (6,4). Et plusieurs Midrashim la citent, l’associant à des actions de résistance pour préserver la vie, telles le refus des sages-femmes d’obéir à l’ordre de Pharaon de tuer les garçons nouveaux-nés.

Son histoire

Selon l’histoire contée par la Bible, Myriam était née à une époque où l’esclavage en Egypte était à son point le plus dur, le plus amer, comme le dit le texte : « Et ils [les Égyptiens] rendirent leurs vies amères [vayemarrerou, de la racine ‘mar] avec un travail difficile » (Exode 1,14). Elle ressentit l’amertume et la douleur que vivait dans sa chair le peuple auquel elle appartenait.

Myriam lutte pour que la vie continue malgré les conditions difficiles de ce temps. Ne fut-elle pas cette sœur qui veilla sur le berceau de son frère – Moïse — bébé laissé aux eaux du Nil, (Ex.2, 1-10)? Furent-elles, sa mère et elle, ces sages-femmes qui sauvèrent certains garçons nouveaux-nés de la loi de mort édictée par Pharaon ? Lors de la sortie d’Egypte, n’est-elle pas celle qui accompagne et soutient la (re)naissance du peuple hébreu ? Et l’apprentissage de sa vie nouvelle ? Au désert, la légende conte un nouvel exploit de son singulier rapport à l’eau : après le sauvetage de son frère, puis la traversée de la Mer des roseaux, elle obtient un puits miraculeux, grâce auquel le peuple peut trouver à boire, il disparut à sa mort.

Elle est encore, celle qui partage la responsabilité de la conduite du peuple, avec ces deux frères, selon le prophète Michée (6,4). Une seule fois, sa parole de rebelle lui vaut une sanction. Alors, ses frères intercèdent pour elle. De plus, le peuple l’attend, refusant de partir sans elle (Nb.12, 1-15 ; 10-15). Elle est pardonnée. Elle est aimée (comme l’exprime son nom).

Qu’a-t-elle à nous dire ?

Comme lorsque les Hébreux vivaient en esclavage, «dans l’enfer concentrationnaire les individus sont des fonctions jamais des noms ». Myriam rompt avec ce fonctionnement et crée des liens entre des personnes. « Myriam est donc la sage-femme de la communication » dit P. Haddad. Il poursuit : « Ici se dessine déjà sa vocation prophétique : calmer la douleur, être présent à l’autre, vivre avec autrui, continuer la vie ». Il rappelle qu’elle est intervenue auprès de ses parents pour qu’Aaron, son premier frère, ne soit pas le dernier des enfants à naître. Son vœu fut exaucé, car plus tard, Moïse vint au monde.

Ce qui ressort fortement de ces quelques épisodes, c’est sa confiance et son amour pour la vie. Vie avec les autres, avec Dieu. Vie qu’elle préserve, soigne, et fait grandir. Celle des individus, puis celle de tout un peuple. Et, c’est ce trait de caractère qui explique aussi son attitude de révolte contre ce qui menace ses proches. Celui-là, aussi, que Dieu semble remarquer ; qu’il requiert d’elle pour conduire, avec ses frères, cette rupture et ce mouvement de libération. Puis, la vie difficile qui s’en est suivi. Parfois, en un rôle liturgique, elle en compose le chant poétique, pour remercier Dieu de son aide lors de cette reconquête de la liberté: « Chantez le SEIGNEUR, il a fait un coup d’éclat. Cheval et cavalier, en mer il les jeta ! », (Ex.15, 20 -21). Et, joignant le geste à la parole, au son du tambourin, elle entraina tout le peuple dans sa danse.

A lire aussi à ce sujet :

Bolli Michèle, « Le geste et le chant d’une prophétesse », Le souffle des femmes, Des credos au féminin, Luce Irigaray ed., ACGF, 1996

Haddad P., « Myriam. Avant l’heure du féminisme », Ces Hommes qui parlaient, Réflexion sur le prophétisme, Laurens, Paris,1997, p.95ss.

Vidal Marie, Les sept prophétesses, Cosmogone, Paris, 2006

par Michèle Bolli (Dr en Théologie).

présentation d’Associations

Associations qui s’intéressent à la vie des femmes et des

hommes dans la société actuelle et qui peuvent être des

partenaires de débat avec l’Eglise.

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1. Femmes Protestantes en Suisse

http://www.efs.ch

Association qui existe depuis 1947 et compte aujourd’hui 40’000 membres. Pour des détails sur son activité, cliquer sur le site ci-dessus

2. L’AFERT (ESWTR), ASSOCIATION DE FEMMES EUROPEENNES POUR LA RECHERCHE THEOLOGIQUE

Site : www.eswtr.org

L’Association Européenne des Femmes pour la recherche théologique a vu le jour en 1985 à Boldern, Suisse. Dans ses statuts, l’Association se donne les buts principaux suivants : – créer et soutenir un réseau de femmes des pays de l’Europe de l’Est et de l’Ouest, engagées dans une recherche théologique; – soutenir le développement des études théologiques féministes.L’Association compte actuellement plus de 500 membres.

L’association a comme objectif de réunir des femmes engagées dans la recherche théologique de toute l’Europe, de l’est et l’ouest, du nord et du sud, et de leur permettre un échange fructueux.La section suisse de l’Association Européenne des Femmes pour la Recherche Théologique ESWTR réunit env. 50 femmes qui font de la recherche en théologie et en sciences des religions. Cette association favorise la communication entre les membres, dans le but d´ encourager des femmes dans leur recherches théologiques. Comme membre, en payant annuellement Fr. 70.-.on obtient l’Annuaire (voir ci-dessous la liste des thèmes abordés),
les circulaires européennes et un mot de passe pour « Who’s Who? ». Pour des informations actuelles nous offrons une liste de mailing.

Tous les deux ans une conférence européenne est organisée sur un thème d’actualité dans la théologie féministe. Entre ces conférences,les membres des différents pays se rencontrent au sein des réseaux nationaux ou régionaux.


13th International ESWTR-Conference, août 2009 in Winchester, UK,Wrestling with God’.


Liste des annuaires et thématiques déjà abordées lors des conférences :

pour la consulter

1 Luise Schottroff, Annette Esser (eds), Feministische Theologie im europäischen Kontext – Feminist Theology in a European Context – Théologie féministe dans un contexte européen, 1993, 255 p., ISBN: 90-390-0047-6, [out of print]

2 Mary Grey, Elizabeth Green (eds), Ecofeminism and Theology – Ökofeminismus und Theologie – Ecoféminisme et Théologie, 1994, 145 p., ISBN: 90-390-0204-5.

3 Angela Berlis, Julie Hopkins, Hedwig Meyer-Wilmes, Caroline Vander Stichele (eds), Women Churches: Networking and Reflection in the European Context –Frauenkirchen: Vernetzung und Reflexion im europäischen Kontext – Eglise des femmes: réseaux et réflexions dans le contexte européen, 1995, 215 p., ISBN: 90-390-0213-4.

4 Ulrike Wagener, Andrea Günter (eds), What does it Mean Today to Be a Feminist Theologian ? – Was bedeutet es heute, feministische Theologin zu sein? – Etre théologienne féministe aujourd’hui: Qu’est-ce que cela veut dire?, 1996, 192 p., ISBN: 90-390-0262-2.

5 Elisabeth Hartlieb, Charlotte Methuen (eds), Sources and Resources of Feminist Theologies – Quellen feministischer Theologien – Sources et resources des théologies féministes, 1997, 286 p.,ISBN: 90-390-0215-0

6 Hedwig Meyer-Wilmes, Lieve Troch, Riet Bons-Storm (eds), Feminist Perspectives in Pastoral Theology – Feministische Perspektiven in der Pastoraltheologie – Des perspectives féministes en théologie pastorale, 1998, 161 p.,ISBN: 90-429-0675-8.

7 Charlotte Methuen (ed.), Time – Utopia – Eschatology. Zeit – Utopie – Eschatologie. Temps – Utopie – Eschatologie, 177 p., ISBN: 90-429-0775-4.

8 Angela Berlis, Charlotte Methuen (eds.), Feminist Perspectives on History and Religion – Feministische Zugänge zu Geschichte und Religion – Approches féministes de l’histoire et de la religion, 2000, 318 p., ISBN: 90-429-0903-X, [out of print]

9 Susan K. Roll, Annette Esser, Brigitte Enzner-Probst, Charlotte Methuen, Angela Berlis (eds.), Women, Ritual and Liturgy – Ritual und Liturgie von Frauen – Femmes, la liturgie et le rituel. 2001, 312 p., ISBN: 90-429-1028-9

10 Charlotte Methuen, Angela Berlis (eds.), The End of Liberation? Liberation in the End! – Befreiung am Ende? Am Ende Befreiung! – La libération, est-elle à sa fin? Enfin la libération, 2002, 304 p., ISBN: 90-429-1028-9

11 Elzbieta Adamiak, Rebeka J. Anic, Kornélia Buday with Charlotte Methuen and Angela Berlis (eds), Theologische Frauenforschung in Mittel-Ost-Europa – Theological Women’s Studies in Central / Eastern Europe – Recherche théologique des femmes en Europe orientale et centrale, 2003, 270 p.,ISBN: 90-429-1378-9

12 Charlotte Methuen, Angela Berlis, Sabine Bieberstein, Anne-Claire Mulder, Magda Misset (eds), Holy Texts: Authority and Language – Heilige Texte: Autorität und Sprache – Textes Sacrés: Autorité et Langue, 2004, 315 p., ISBN: 90-429-1582-X.

13 Valeria Ferrari Schiefer, Adriana Valerio, Angela Berlis, Sabine Bieberstein (eds), Theological Wone’s Studies in Southern Europe – Theologische Frauenforschung in Südeuropa – Recherche théologique des femmes en Europe Méridionale, 2005, 259 p.,ISBN: 90-429-1696-6.

14 Sabine Bieberstein, Kornélia Buday, Ursula Rapp (eds), Building Bridges in a Multifaceted Europe – Brücken bauen in einem vielgestaltigen Europa – Construire des ponts dans une Europe multiforme, 2006

15. Hanna Stenström, Elina Vuola, Sabine Bieberstein, Ursula Rapp (eds), Critique scandinave de la théologie féministe anglo-américaine, 2007.

16. Sabine Biberstein, al.,Becoming Living Communities, 2008

17. Annette Esser et al., Feminist Approaches to Interreligious Dialogue, 2009


3. LIGUE INTERNATIONALE DES FEMMES POUR LA PAIX ET LA LIBERTE

Site : Women International League for Peace and Freedom (WILPF)

C’est en 1915, en pleine guerre mondiale, que 1.496 femmes, venues de 14 pays, se réunissent en Congrès à La Haye dans le but de mettre fin à la guerre. La présidente est Jane ADDAMS, Quaker américaine. Le Congrèsdécide de continuer son action en se constituant « Comité international de femmes pour une paix permanente ». C’est lors de son second congrès, en 1919, à Zurich, que le groupe prendra le nom définitif de « Ligue Internationale des Femmes pour la paix et la liberté » ou La Ligue compte actuellement 38 sections, sur tous les continents. Son siège social est à Genève. La ligue n’est pas une fédération de sections, mais un corps international ayant des sections dans différents pays.

La Ligue a des représentantes dans tous les organismes internationaux.C’est une ONG, ayant le statut consultatif auprès des Nations Unies (ECOSOC) auprès de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture) de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED). Elle a établi des relations privilégiées avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (FISE/UNICEF), avec l’Office International de Travail (OIT), ainsi que l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture (FAO).

Elle s’honore de trois prix Nobel de la Paix : Jane ADDAMS, Emily GREEN-BALCH, secrétaire internationale (en 1946), Alva MYRDAL, de la section suédoise (en 1988). La Ligue, indépendante, ne vit que des cotisations de ses membres.


4. ASSOCIATION ‘FEMMES FEMINISME RECHERCHE SUISSE’ ou FEMWISS

Site : http://www.femwiss.ch

L’association Femmes Féminisme Recherche Suisse est un acteur indépendant dans le domaine de l’égalité et de la politique de la science. De nombreuses femmes y ont adhéré, depuis sa fondation voici près de vingt ans, contribuant ainsi à modifier le paysage de la science et de la recherche en Suisse et à faire avancer le mouvement féministe et la politique de l’égalité.L’institutionnalisation des Etudes genre et des programmes de promotion des femmes se poursuit, mais doit toujours être repensée. Par son indépendance, l’association fournit un avis compétent et éminemment utile, pour permettre l’accès des carrières universitaires aux femmes et aux hommes issus de conditions différentes. Créer en Suisse un tel paysage de la recherche constitue une garantie de qualité et un potentiel d’innovation concurrentiel au niveau international, tout en représentant un enjeu social important. Plus largement, elle se présente comme un réseau et un forum de discussion critique pour les questions de recherche féministe et de recherche sur le genre.
Les actes du colloque – tenu à l’Université de Fribourg en 2008, consacré à la transmission des savoirs acquis par la recherche féministe et par les Etudes Genre – est téléchargeable sur ce site. Il réunissait quelques 120 chercheures, toutes disciplines confondues, ce qui est considérable pour la Suisse.


5. Le Conseil mondial YWCA des Unions Chrétiennes Féminines (Young Women’s Christian Association).

La ‘YWCA Mondiale’ est une organisation chrétienne féminine qui existe au niveau mondial depuis la fin du 19e s. et à laquelle les ‘Unions Chrltiennes Suisses’ sont rattachées. Elle a son siège à Genève et à travers ses diverses activités, elle compte 25 millions de femmes et de jeunes filles du monde entier.

Les ‘Unions Chrétiennes Suisses’ regroupent des associations locales s’occupant d’enfants et de jeunes dans une optique chrétienne. A travers leur oeuvre d’entraide ‘Horizon’, les UC Suisses soutiennent aussi des projets de développement pour les femmes et les jeunes appartenant au mouvement mondial.

La rencontre de l’été 2011 à Zürich, est organisée par la ‘YWCA Mondiale’ et un comité suisse appuyé par un groupe de 150 volontaires et porté par un ‘Comité de soutien’ formé de personnalités des Eglises et de la politique.

Pour de plus amples informations consultez le site:www.cevi2011.ch

(Informations tirées de la documentation fournie pour ‘ Women creating a safe world‘.



Textes à découvrir

Textes à découvrir



Chemin de Résurrection,Marcel Durrer, illustré par Françoise Pete Durrer

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Le chemin qui se déroule au long de ce livre comporte quatorze
pas. Ici il s’agit d’un extrait du onzième : Identité nouvelle : Il te ressuscite. En référence à la lettre de Paul Aux Galates (2,20).Ce pas nous fait prendre conscience que la force de la résurrection n’est pas réservée à l’au-delà de la mort. Force de Dieu qui aime et donne la vie, elle nous constitue être vivant dès maintenant.

« Dieu a une grande idée de l’homme et de la femme. Par sa Parole, par ce qu’Il nous montre en Jésus , Dieu nous donne une identité nouvelle. Nous avons trop souvent une idée étriquée de nous-mêmes. Petite vie, petite existence, cela nous permet de vivre sans grandes ambitions, au moins sur le plan spirituel et religieux. A cette représentation minimaliste, Jésus oppose des paroles fortes : « Vous êtes la lumière du monde », «  vous êtes le sel de la terre » (Mt 5, 13-14). Jésus, le Ressuscité donne autorité et mission aux disciples : porter la paix,lutter contre l’aliénation, pardonner, annoncer la Bonne Nouvelle, appeler etncréer des communautés ».Ed. franciscaines, 2010,p.66-7

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Comment le christianisme a-t-il commencé ?

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Comment le christianisme a-t-il commencé ? Avec un inattendu, un extraordinaire raccourcissement des distances entre la terre et le ciel. Il a commencé avec une femme, Marie de Nazareth, que les peintres représentent à partir du XIIIe s. comme une femme que le messager divin trouve en train de lire: non à travailler, ni à prier, ni tournée vers le bas, ni tournée vers le haut, mais à lire, avec l’esprit ouvert à l’écoute de l’autre, eu-dedans-dehors d’elle’.p. 160

‘Il (le christianisme) ne commence pas en faisant, mais en défaisant. Il commence (est commencé) avec quelqu’un qui, se tournant vers l’autre, ami ou ennemi, étranger ou frère, femme ou homme, ne faisait pas jouer le poids des choses déjà décidées ou réfutées, des questions déjà formulées, des choix déjà jugés, des règles absolues, et regardait toute chose pour ce qu’elle pouvait donner de neuf, d’humain, peut-être d’heureux, là, dans tel contexte. Il commence en somme en arrêtant la machine de la répétition pour qu’autre chose puisse arriver ‘. Luisa Muraro, ‘Le Dieu des femmes’, Lessius 2006. Un essai sur la théologie des Béguines.

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Dieu et danses

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Méditation en hommage à Pina Bausch, danseuse et chorégraphe récemment disparue qui a mis son art à la portée de tous en s’inspirant de la vie quotidienne, dont le célèbre ‘café Müller’ dans lequel elle a grandi, durant la guerre, en Allemagne.
La danse est aussi une pratique spirituelle intégratrice entre le corps et l’esprit, entre l’être humain et le cosmos et bien sûr dans le cas des exemples bibliques de ce texte, de l’ordre de la célébration.

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La sagesse des sens, Le regard et l’écoute dans la tradition hébraïque, Catherine Chalier

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‘La maladie qui s’empare des sens ressemble toujours à la croissance d’une gangue qui, obturant yeux et oreilles, interdit toute attention à l’altérité, sa thérapie implique de la fragiliser, de la blesser, et, enfin, de la faire disparaître. Selon la Bible en effet, les sens ne constituent pas un obstacle en soi à la spiritualité, ils ne sont pas à mépriser ou à oublier, mais bien à guérir. Or,pour les prophètes, le processus de cette thérapie se laisse principalement décrire par le vocable d’éveil, cette gangue ressemblant à un assoupissement de; assoupissement de plus en plus profond, rebelle à tout dérangement et insensible à ce qui le provoquerait.Cet enfermement en soi, dans son inconscient même, anticiperait la mort et il faudrait, pour lutter contre lui (…) ne pas se lasser d’appeler l’homme et de le sermonner, avec violence souvent. telle est en tous cas la tâche requise des prophètes ».p.160


Les femmes de l’Evangile, France Queré

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«On est frappé au long des Evangiles, et quel qu’en soit l’auteur, par l’extrême décision des femmes, leur esprit d’entreprise, leur audace lucide, leur obstination, la qualité de leur intelligence. Elles sont les partenaires réelles du Christ. Elles discutent avec lui, l’interrogent, lui tiennent tête, devancent ses gestes ou ses mots, ironisent, jouant contre lui et pour lui simultanément, l’aiment, bref, elles se conduisent librement, dignement, ainsi qu’il sied à l’humanité de qualité ». 1982,p.180.

France Quéré [1936-1995] XXe siècle
Théologienne protestante, écrivain, conférencière, elle s’est attachée à faire dialoguer les textes bibliques et les défis de la situation présente, en priorité éthiques (conditions de la femme, du couple, de la famille, respect de l’altérité, amour des ennemis…) En 1983, elle devint membre du Comité national d’éthique.




« Il est écrit: ‘Ce n’est pas seulement de pain que l’humain vivre mais de toute parole sortant de la bouche de Dieu’.Matthieu 4,,4. note g. L’hébreu est plus ouvert :’ de tout ce qui sort de la bouche du Seigneur’, selon la TOB

‘Nous ne pouvons pas apaiser notre faim avec des assiettes de soupe.Nous ne pouvons pas nous réchauffer l’âme en mangeant’.Hélène Cixous, écrivaine contemporaine.

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‘La religion est-elle un frein à l’égalité hommes/femmes’?

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A cette question qu’on lui posait,Gérard DELTEIL, théologien, doyen honoraire de la Faculté protestante de Montpellier a répondu: « Sans aucun doute, à observer l’ensemble de notre continent. La religion apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux facteurs de discrimination à l’égard des femmes. Cette discrimination peut être brutale, barbare (pensons à l’Iran à l’Afghanistan). Ou elle peut être soft, feutrée. Mais sous une forme ou une autre, cette discrimination religieuse, et la légitimation dont elle se couvre, sont une des principales formes de violence à l’égard des femmes ».

Il signale deux jalons pour développer une culture de la réciprocité:d’une part, une attention au langage utilisé pour signifier la foi chrétienne, et de l’autre, un travail d’éducation de longue durée pour défaire les préjugés sexistes, les stéréotypes de genre, et donner lieu à un regard nouveau sur l’autre. Les racines religieuses de l’inégalité hommes-femmes, G.Delteil, 6 mars 1999, au Mans.


Histoire


Histoire du christianisme


Elisabeth Dufourcq, Histoire des chrétiennes, L’autre moitié de l’Evangile,

Bayard,Paris, 2009

A l’aide de documents disponibles, relatant faits et dates, l’auteure de ce livre, l’historienne Élisabeth Dufourcq, explore l’Histoire des chrétiennes en dressant une sorte d’inventaire de leur présence et de leurs engagements à chaque époque (principalement en Europe). Ce volume de 1262 pages, est ainsi d’abord un ouvrage de consultation pour qui veut se documenter sur l’un ou l’autre temps de l’Histoire. Il offre d’importantes références à partir desquelles approfondir un courant de pensée, une figure, la connaissance d’un contexte.

Paradoxalement réconfortant cet ouvrage ! Car, par la vision de grand angulaire qu’il pose sur le temps écoulé depuis les débuts du christianisme, il permet de prendre du recul, de dédramatiser les écueils actuels en regard de ceux qui ont déjà existé.

Courageux enfin, ce livre ! Car il permet de prendre conscience que de siècle en siècle, à chaque fois que la hiérarchie masculine se laissa dominer par les soucis du pouvoir, elle étouffa le génie et la voix des
chrétiennes, limita l’accès aux Écritures et fit de La Femme idéalisée un symbole. Par delà ces innombrables obstacles, le dialogue du Christ et des femmes s’est toujours poursuivi. Mais, comme dans d’autres
religions, la prise en mains du pouvoir par des hommes eut des conséquences en termes d’enfermement dans les cultures dominantes, de faux-semblants, de contre-sens sur la vie et l’amour, voire de luttes
entre clergés, frères et ennemis. À l’heure où la science contredit les préjugés millénaires sur la nature de la femme mais où les fondamentalismes se durcissent, Élisabeth Dufourcq montre que seule
la manière du Christ résiste à l’épreuve de l’histoire. La redécouverte de son universalité concerne les deux moitiés de l’humanité. (citations du dos du livre en italiques).

Élisabeth Dufourcq, docteur en science politique, ancien membre du comité national d’Éthique et ancien secrétaire d’État à la Recherche n’a cessé, depuis quarante ans, de décrypter l’histoire comparée des
femmes. Après plusieurs séjours à l’étranger, elle a publié, notamment, les femmes japonaises (Denoël) et les Aventurières de Dieu (JC Lattès) qui a reçu la médaille de vermeil de l’Académie française.

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Avant la Réforme

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1. Les mères du désert


Site : www.pagesorthodoxes.net/saints/meres-spirituelles/mères-du-desert

Un aperçu de la tradition anachorétique féminine depuis l’Antiquité jusqu’au Moyen-Âge occidental, Margot H. King-(extraits )

LES MÈRES DU DÉSERT DE L’ORIENT CHRÉTIEN.

Le choix de l’expression « Mères du désert » doit son origine à une tentative, quelque peu légère, de contrebalancer la vision courte, sans doute involontaire, d’historiens du monachisme, qui, semble-t-il, voyaient les déserts d’Égypte habités exclusivement par des hommes et donc, l’histoire du monachisme comme un phénomène presque exclusivement masculin. Si Paul de Thèbes (IVe siècle, 15 janvier) et Antoine le Grand (IVe siècle, 17 janvier) et leur successeurs égyptiens sont appelés patres, pourquoi ne pas appliquer le féminin équivalent matres à Sarra (Ve siècle, 13 juillet), Synclétique (IVe siècle, 13 janvier) et leurs successeurs ? J’ai découvert par la suite qu’ainsi que comme on appelait Antoine abba (père), ainsi on nommait Sarra amma (mère), qui, avec Synclétique, est une des seules femmes dont les sentences sont conservées parmi les apophtegmes des Pères …( à suivre sur le site mentionné ci-dessus).

LES MÈRES DU DÉSERT D’EUROPE OCCIDENTALE.

Puisque le temps ne permet pas d’examiner ici ces vies en détail, déplaçons notre attention vers le nord, afin de voir comment ce phénomène nouveau s’installa dans les contrées émergent de l’Europe… ( à suivre sur le site mentionné ci-dessus).

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2. D. Arnauld, Histoire du Christianisme en Afrique, Les sept premiers siècles, Paris, Karthala, 2001.

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3. Luisa Muraro, Le Dieu des femmes, tr. fr. Lessius,Bruxelles,2006. Un parcours très intéressant pour connaître la théologie très ouverte des Béguines du XIIe s., en Flandres. Pour lire la présentation de Michèle Bolli, clic:compte-rendu_muraro.doc

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Depuis la Réforme

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La décennie du COE de solidarité avec les femmes dans les églises. 10 ans de manifestations diverses

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*Irenae Backus, « Marie Dentière : un cas de féminisme théologique à l’époque de la Réforme ? », Bulletin de la Société de l’Histoire du Protestantisme Français, avril mai-juin,1991.

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*Isabelle Graesslé, ‘Vie et légendes de Marie Dentière’, Bulletin du CPEG, mars 2003, p. 1 ss

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*Doris Brodbeck (Hg), Dem schweigen entronnen, Religiöse Zeugnisse von Frauen des 16. Bis 19. Jahrhunderts, Religion & Kultur Verlag, Betzengraben 5, D., 2006, 1986 -> ? __________________________________________________________________________________________
*AFERT/ESWTR – Annuaire de l’’Association des femmes Européennes pour la Recherche en Théologie’.Voir page de présentation d’association sur ce site

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*Anne-Marie Käppeli, Sublime croisade, Ethique et politique du féminisme protestant, 1875-1928,Zoé,1990

conférence Femmes de la FEPS et autres


1. La Conférence Femme de la FEPS

La Conférence Femmes, fondée le 7 juin 1999, se compose de 45 membres disposant du droit de vote, et provenant de divers domaines, comme les Femmes protestantes en Suisse FPS et la communauté d’intérêts des théologiennes féministes. La Conférence Femmes, lieu d’échange et de connexion pour les organisations qui y sont réunies, traite de thèmes ecclésiaux et de politique sociale du point de vue des femmes. Elle transmet thèmes et demandes à la FEPS et les met en œuvre dans la politique ecclésiale.

L’entretien de contacts, notamment dans le cadre de l’Église universelle et de l’œcuménisme, constitue un but important pour la Conférence Femmes. La Conférence Femmes est représentée à l’Assemblée des délégués de la FEPS par deux femmes.

Compte-rendu des conférences sur le site de la FEPS . De la promotion des femmes à une stratégie de genre: quels avantages, quels inconvénients ? Thème très important, en prise directe sur les questions d’aujourd’hui. , site http://www.sek-feps.ch, sous ‘Conférence femmes’.


2. Conférence romande sur l’égalité

Que reste-t-il du deuxième revenu d’une famille lorsque les frais de crèche et les impôts ont ét&eacut
e; payés ?
Voilà ce qu’a souhaité savoir la Conférence romande de l’égalité, et ceci pour chaque canton romand. Elle a donc mandaté la professeure Monika Bütler de l’Université de Saint-Gall pour effectuer cette recherche. Il est notamment apparu que, dans certaines configurations – en particulier celles des femmes mariées avec deux enfants – les frais de garde cumulés aux impôts peuvent entraîner une perte financière pour les 4ème et 5ème jours de travail. Ces mères de famille ont alors peu d’intérêt financier direct à travailler à plus de 60%. De tels résultats soulèvent de nombreuses questions en termes de politique familiale, de politique économique et de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes. Nous feront l’honneur de participerà la présentation de l’étude: Mme NickyLeFeuvre, Professeure de sociologie du travail (Université de Lausanne) Me Yves Noël, Professeur de droit fiscal (Université de Lausanne) et membre de la Commission fédérale d’experts sur l’imposition individuelle (2004).

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Remarquons à ce propos, que le revenu n’est pas la seule raison pour laquelle une femme maintient son insertion professionnelle.