Textes à découvrir |
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Chemin de Résurrection,Marcel Durrer, illustré par Françoise Pete Durrer ___________________________________________________________
Le chemin qui se déroule au long de ce livre comporte quatorze « Dieu a une grande idée de l’homme et de la femme. Par sa Parole, par ce qu’Il nous montre en Jésus , Dieu nous donne une identité nouvelle. Nous avons trop souvent une idée étriquée de nous-mêmes. Petite vie, petite existence, cela nous permet de vivre sans grandes ambitions, au moins sur le plan spirituel et religieux. A cette représentation minimaliste, Jésus oppose des paroles fortes : « Vous êtes la lumière du monde », « vous êtes le sel de la terre » (Mt 5, 13-14). Jésus, le Ressuscité donne autorité et mission aux disciples : porter la paix,lutter contre l’aliénation, pardonner, annoncer la Bonne Nouvelle, appeler etncréer des communautés ».Ed. franciscaines, 2010,p.66-7 ._______________________________________________________________________________________
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| Comment le christianisme a-t-il commencé ?
______________________________________ Comment le christianisme a-t-il commencé ? Avec un inattendu, un extraordinaire raccourcissement des distances entre la terre et le ciel. Il a commencé avec une femme, Marie de Nazareth, que les peintres représentent à partir du XIIIe s. comme une femme que le messager divin trouve en train de lire: non à travailler, ni à prier, ni tournée vers le bas, ni tournée vers le haut, mais à lire, avec l’esprit ouvert à l’écoute de l’autre, eu-dedans-dehors d’elle’.p. 160 ‘Il (le christianisme) ne commence pas en faisant, mais en défaisant. Il commence (est commencé) avec quelqu’un qui, se tournant vers l’autre, ami ou ennemi, étranger ou frère, femme ou homme, ne faisait pas jouer le poids des choses déjà décidées ou réfutées, des questions déjà formulées, des choix déjà jugés, des règles absolues, et regardait toute chose pour ce qu’elle pouvait donner de neuf, d’humain, peut-être d’heureux, là, dans tel contexte. Il commence en somme en arrêtant la machine de la répétition pour qu’autre chose puisse arriver ‘. Luisa Muraro, ‘Le Dieu des femmes’, Lessius 2006. Un essai sur la théologie des Béguines. _______________________________________________________________________________________ |
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| Dieu et danses
____________ Méditation en hommage à Pina Bausch, danseuse et chorégraphe récemment disparue qui a mis son art à la portée de tous en s’inspirant de la vie quotidienne, dont le célèbre ‘café Müller’ dans lequel elle a grandi, durant la guerre, en Allemagne. La sagesse des sens, Le regard et l’écoute dans la tradition hébraïque, Catherine Chalier ________________________________________________________________________ ‘La maladie qui s’empare des sens ressemble toujours à la croissance d’une gangue qui, obturant yeux et oreilles, interdit toute attention à l’altérité, sa thérapie implique de la fragiliser, de la blesser, et, enfin, de la faire disparaître. Selon la Bible en effet, les sens ne constituent pas un obstacle en soi à la spiritualité, ils ne sont pas à mépriser ou à oublier, mais bien à guérir. Or,pour les prophètes, le processus de cette thérapie se laisse principalement décrire par le vocable d’éveil, cette gangue ressemblant à un assoupissement de; assoupissement de plus en plus profond, rebelle à tout dérangement et insensible à ce qui le provoquerait.Cet enfermement en soi, dans son inconscient même, anticiperait la mort et il faudrait, pour lutter contre lui (…) ne pas se lasser d’appeler l’homme et de le sermonner, avec violence souvent. telle est en tous cas la tâche requise des prophètes ».p.160 |
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Les femmes de l’Evangile, France Queré __________________________________ «On est frappé au long des Evangiles, et quel qu’en soit l’auteur, par l’extrême décision des femmes, leur esprit d’entreprise, leur audace lucide, leur obstination, la qualité de leur intelligence. Elles sont les partenaires réelles du Christ. Elles discutent avec lui, l’interrogent, lui tiennent tête, devancent ses gestes ou ses mots, ironisent, jouant contre lui et pour lui simultanément, l’aiment, bref, elles se conduisent librement, dignement, ainsi qu’il sied à l’humanité de qualité ». 1982,p.180. France Quéré [1936-1995] XXe siècle |
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| « Il est écrit: ‘Ce n’est pas seulement de pain que l’humain vivre mais de toute parole sortant de la bouche de Dieu’.Matthieu 4,,4. note g. L’hébreu est plus ouvert :’ de tout ce qui sort de la bouche du Seigneur’, selon la TOB
‘Nous ne pouvons pas apaiser notre faim avec des assiettes de soupe.Nous ne pouvons pas nous réchauffer l’âme en mangeant’.Hélène Cixous, écrivaine contemporaine. _______________________________________________________________________________________ |
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| ‘La religion est-elle un frein à l’égalité hommes/femmes’?
_________________________________________________ A cette question qu’on lui posait,Gérard DELTEIL, théologien, doyen honoraire de la Faculté protestante de Montpellier a répondu: « Sans aucun doute, à observer l’ensemble de notre continent. La religion apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux facteurs de discrimination à l’égard des femmes. Cette discrimination peut être brutale, barbare (pensons à l’Iran à l’Afghanistan). Ou elle peut être soft, feutrée. Mais sous une forme ou une autre, cette discrimination religieuse, et la légitimation dont elle se couvre, sont une des principales formes de violence à l’égard des femmes ». Il signale deux jalons pour développer une culture de la réciprocité:d’une part, une attention au langage utilisé pour signifier la foi chrétienne, et de l’autre, un travail d’éducation de longue durée pour défaire les préjugés sexistes, les stéréotypes de genre, et donner lieu à un regard nouveau sur l’autre. Les racines religieuses de l’inégalité hommes-femmes, G.Delteil, 6 mars 1999, au Mans. |
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